Bridges for Peace en action

À nous de porter

NOUS TERMINIONS UNE LIVRAISON DE NOURRITURE DE ROUTINE dans une école primaire de garçons lorsque la coordinatrice du programme « Nourrir un enfant » nous a interpelés à la porte. Pourrions-nous donner un sac d’anniversaire supplémentaire, nous a-t-elle demandé, pour un garçon en CE1 (en 2e année) ?

Elle nous a raconté son histoire en quelques mots. Son père avait été tué lors d’une attaque de missile iranienne sur Beit Shemesh plus tôt dans l’année. Il se trouvait que c’était la semaine de l’anniversaire du garçon, et elle souhaitait lui offrir une bénédiction spéciale. Je l’appellerai Noah, car il souhaite que son vrai nom soit gardé secret. *

Bien sûr, nous avons accepté. En déposant le sac dans les petites mains de Noah, son visage s’est illuminé d’un sourire radieux que ses professeurs disaient ne pas avoir vu depuis des semaines. « Yom huledet sameach » (Joyeux anniversaire !), lui avons-nous dit, nous demandant si une occasion joyeuse était même possible en ce premier anniversaire sans son père.

Alors que nous nous apprêtions à partir, Noah a timidement demandé une photo de lui avec notre équipe, un petit souvenir qu’il pourrait garder. Le lendemain, la conseillère scolaire a appelé spécialement pour nous remercier de ce petit geste qui a montré à ce petit garçon en deuil qu’on pensait à lui.

Voici ce que je ne vous ai pas encore dit : Noah n’est pas inscrit à notre programme « Nourrir un enfant ». Nous étions justement à son école ce jour-là avec un sac d’anniversaire supplémentaire. Il fait partie des milliers d’enfants en Israël qui ont besoin de nous et qui remplissent les conditions pour profiter de notre aide, mais que nous ne pouvons atteindre, car nous n’avons tout simplement pas encore les ressources nécessaires.

Crédit photo : McCoy Brown/Bridges for Peace

UNE NATION DE CONTRADICTIONS

Septembre marque la rentrée scolaire en Israël. Dans ma famille, cela signifie des semaines d’impatience : nouveaux cartables, nuits blanches, enfants qui imaginent déjà de nouveaux amis et de nouvelles choses à découvrir. Septembre revêt une certaine magie et est une période heureuse pour un enfant.

Pour des enfants comme Noah, c’est différent. Israël est un pays de contrastes. Il abrite une économie de haute technologie florissante, un marché boursier en plein essor et certains des esprits les plus brillants en ingénierie au monde. Et pourtant, année après année, Israël figure parmi les derniers pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en matière de pauvreté infantile, le comparant à des nations comme le Costa Rica plutôt qu’à ses pairs économiques.

Selon l’Institut d’assurance nationale d’Israël, environ 28 % des enfants israéliens — près de 880 000 garçons et filles — vivent sous le seuil de pauvreté. Il ne s’agit pas, pour l’essentiel, d’une histoire de parents qui ne travaillent pas. Contrairement à de nombreux pays où la pauvreté est étroitement liée au chômage, une part importante des familles pauvres d’Israël ont un emploi ou même deux parents qui travaillent. Le problème, c’est que le coût de la vie — logement, nourriture, garde d’enfants — a tellement augmenté que même un salaire à temps plein ne suffit plus à le couvrir.

Ajoutez à cela la guerre, et le tableau s’assombrit encore. Le Service de réserve a contraint des pères à s’absenter de leur travail pendant des mois. Les commerces situés près des frontières ont fermé. Les familles déplacées, du Nord et du Sud, ont perdu leurs revenus en même temps que leurs maisons. Les ménages précaires qui survivaient à peine avant le 7 octobre ont depuis basculé dans la précarité — comme la famille de Noah.

Crédit photo : McCoy Brown/Bridges for Peace

LE CYCLE QU’ILS NE PEUVENT BRISER

En septembre, près d’un million d’enfants seront déjà en difficulté lors de leur rentrée scolaire en Israël. Affamés. Distraits. Les experts vous diront qu’un enfant affamé ne peut se concentrer, ne peut retenir les leçons, ne peut rivaliser à armes égales avec un camarade bien nourri. Ainsi, un enfant qui est déjà désavantagé lorsqu’il arrive à l’école a tendance à la quitter de la même manière : pris au piège d’un cycle que la pauvreté brise d’elle-même que rarement.

Un repas chaud. Un sac à dos. Les crayons, les cahiers et les fournitures que les autres enfants tiennent pour acquis. Ce sont des petites choses, mais elles dissiperont la honte qui réduit un enfant au silence au fond de la classe. Elles mettront un enfant sur un pied d’égalité avec ses camarades. Elles lui permettront simplement d’être un enfant, d’apprendre, de grandir, de rêver à ce qu’il pourrait devenir. En faisant cela, vous ne nourrissez pas seulement un enfant. Vous construisez l’avenir d’Israël, une classe à la fois.

Crédit photo : Isaac Gonzalez/Bridges for Peace

À NOUS DE PORTER

Nous n’avons pu rencontrer Noah ce jour-là que parce que nous étions là par hasard, avec un sac d’anniversaire supplémentaire à la main. Chaque enfant que Dieu met sur notre chemin devient, en un sens très réel, le nôtre à porter, non pas à la place de sa propre famille, mais à ses côtés. C’est ce que fait notre programme Nourrir un enfant. Votre don offre un repas chaud et nutritif pour les jours d’école. Il remplit un sac à dos avec les fournitures scolaires dont un enfant a besoin pour entrer en classe sans honte. Il couvre le coût d’une sortie scolaire ou d’une activité extrascolaire afin qu’un enfant ne soit pas laissé à l’écart de son enfance.

L’Écriture nous dit : « Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur l’obscurité, » (Ésaïe 58.10). En septembre prochain, alors que près d’un million d’enfants israéliens s’apprêtent à entrer en classe, portant des fardeaux qu’aucun enfant ne devrait avoir à porter, nous aiderez-vous à nous dévouer entièrement à eux ?

Voulez-vous nous aider à dire, à un enfant comme Noah, et à des milliers d’autres comme lui : vous êtes vus, vous êtes pris en charge et c’est à nous de vous porter ?

Faites un don généreux à notre programme « Nourrir un enfant » dès aujourd’hui.

Avec amour et Shalom,

Révérend Peter J. Fast

Président-directeur général international

*Le nom a été modifié pour préserver la confidentialité.

Nourrir un enfant

Contribuez à bâtir l'avenir d'Israël en offrant aux enfants issus de familles défavorisées les ressources nécessaires à leur épanouissement. Ces enfants ont besoin de bien plus qu'un repas chaud : ils ont besoin de se sentir aimés et respectés. Votre soutien leur fournit des repas nutritifs, des fournitures scolaires, des sacs à dos et un encouragement qui leur redonne espoir et renforce leur avenir.

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