Mai 2026


IL Y A UNE HISTOIRE QUE TATIANA MAZARSKY, membre éminente de la Knesset israélienne, aime raconter. Ce n’est pas une histoire de législation, d’élections ou de débats passionnés qui rythment la vie d’un parlementaire. C’est l’histoire d’une batterie de cuisine.
En 1992, Tatiana, qui était alors âgée de 17 ans, a quitté l’ancienne Union soviétique seule, sans le soutien de sa famille pour l’accompagner ou l’attendre de l’autre côté. Elle a choisi de rentrer chez elle, sur la terre de ses ancêtres : Israël.
À son arrivée, Bridges for Peace était là. Notre équipe lui a remis un cadeau de la part de chrétiens du monde entier : des ustensiles de cuisine et un ensemble de casseroles et de poêles pour lui souhaiter la bienvenue dans sa nouvelle patrie et l’aider à faire ses premiers pas vers la construction de son propre foyer.
C’était il y a 33 ans. Aujourd’hui, ces casseroles et poêles occupent toujours une place de choix dans la cuisine de la députée Mazarsky. Vous vous demandez peut-être pourquoi. Il y a certainement eu de meilleurs ustensiles de cuisine sur le marché depuis ces trois décennies. Un membre élu du Parlement israélien aurait certainement pu remplacer une batterie de cuisine usée depuis longtemps.
Nous pensons que la réponse est bien plus profonde que la simple question de fonctionnalité. Pour Tatiana, les casseroles et les poêles étaient la preuve qu’une jeune fille de 17 ans, au bord de l’inconnu, n’était pas invisible. Elles témoignaient que son choix — terrifiant, lourd de conséquences, irréversible — avait un poids, que des chrétiens de l’autre bout du monde avaient vu ce qu’elle faisait, en avaient compris la portée éternelle et lui avaient dit sans un mot : nous sommes avec toi.
Rien ne peut remplacer cela.
Écrit dans les Prophètes
Ce à quoi Tatiana s’est engagée à dix-sept ans, Dieu l’a annoncé depuis des milliers d’années. Les prophètes hébreux reviennent à cette promesse du rassemblement du peuple juif vers son ancienne patrie, mentionné des dizaines de fois dans les Écritures. « Ne crains rien », déclare Dieu par la bouche d’Ésaïe, « car je suis avec toi ; je ramènerai tes descendants de l’orient, et je te rassemblerai de l’occident » (43:5). Par la bouche de Jérémie, Il promet que le jour viendrait où on se souviendrait d’Israël non pas par l’Exode d’Égypte, mais par un second grand rassemblement de toutes les nations de la terre (16:14-15). Par la bouche d’Ézéchiel, Il parle clairement : « Car je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre propre pays » (36:24).
Nous sommes la génération qui voit ces paroles se réaliser. Les promesses ancestrales des prophètes ne sont pas de l’histoire ancienne ; elles sont l’actualité d’aujourd’hui. Il est étonnant, si nous nous laissons aller à en ressentir toute la portée, de réaliser que nous sommes appelés à jouer un rôle dans leur accomplissement.
Pourtant, les desseins de Dieu ne rendent pas le chemin facile. Au contraire, notre propre expérience nous montre que c’est souvent l’inverse qui est vrai. Dire « oui » à Dieu est rarement le choix de la facilité.

Le vrai coût du retour au pays
Pour ceux qui répondent à l’appel de l’alyah (l’immigration en Israël), le prix à payer est réel. Les plus chanceux laissent derrière eux le confort, la famille et la communauté. D’autres ne viennent pas uniquement par choix. Ils fuient, chassés de leurs pays natals par la montée de l’antisémitisme qui a rendu la vie de plus en plus insupportable aux juifs en France, au Royaume-Uni, dans les anciens États soviétiques et ailleurs. Ils arrivent, blessés, désemparés et apeurés. Certains n’ont pas les moyens de couvrir les frais de transport jusqu’à l’aéroport, sans parler du vol pour Israël. Ils débarquent sans économies, sans emploi, sans connaître l’hébreu et sans savoir ce que l’avenir leur réserve.
Peu importe comment ils sont venus, ils sont venus parce que Dieu l’avait dit. Qu’ils en soient conscients ou non, ils mettent en pratique les paroles qu’Il a données aux prophètes. Qui peut dire si ces mêmes hommes et femmes figuraient parmi ceux que Dieu avait à l’esprit lorsqu’il a montré à Ésaïe et à Jérémie le grand retour d’exil ?
Dans cet espace vulnérable et incertain entre le fait de laisser derrière soi et le fait de recommencer, les petites choses prennent un poids énorme. Que ce soit un ensemble de couvertures chaudes pour remplacer celles qui ne rentraient pas dans la valise, des fournitures scolaires pour les enfants qui ne connaissent pas encore un seul mot d’hébreu, un exemplaire du Tanakh (Genèse-Malachie) dans leur langue maternelle ou une batterie de cuisine. Oui, ils en ont besoin. Mais il ne s’agit jamais seulement des objets.
Lorsque notre équipe distribue ces cadeaux de bienvenue — avec une présence attentive, des sourires chaleureux et une sincère bienveillance —, nous voyons régulièrement des gens fondre en larmes. Et avec ces larmes viennent des histoires. Nous entendons comment, des camarades de classe chrétiens ont harcelé leurs enfants à l’école parce qu’ils étaient juifs. Que les enseignants et les directeurs ont haussé les épaules et ont dit aux parents inquiets de trouver une autre école. Pour beaucoup de ces nouveaux immigrants, c’est là toute l’étendue de leur expérience des chrétiens : l’indifférence au mieux ; de l’hostilité, au pire.
Ce sont les histoires qu’ils emportent avec eux dans l’avion pour Israël. Et puis, à leur arrivée — aux premiers pas de leur nouvelle vie —, ils sont accueillis par des chrétiens, des personnes qui les aiment, qui perçoivent leur retour au pays à travers le prisme des Écritures et en comprennent la signification, qui représentent les millions de chrétiens croyant en la Bible à travers le monde qui les acclament à leur retour.
Pouvez-vous imaginer l’impact que cela a ? Le simple don des objets essentiels à la maison, que nous tenons souvent pour acquis, peut transformer une vie de souffrance et de méfiance.
Votre rôle dans cette histoire
Voulez-vous vous joindre à nous ? Voulez-vous être à nos côtés sur le seuil devant un nouvel immigrant et lui dire, avec une couverture chaude, des ustensiles de cuisine, un sac à dos rempli de fournitures scolaires, une batterie de casseroles : « Nous vous voyons, vous êtes le bienvenu, vous êtes chez vous. »
Votre don à notre fonds « Bénir un immigrant » est bien plus qu’un soutien matériel. C’est l’amour de Dieu incarné. C’est une prophétie vécue dans une cuisine. C’est un don qui, comme vous le dira la députée Mazarsky, dure toute une vie.
Avec amour et paix,
Révérend Peter J. Fast
Président-directeur général international

Bénir un immigrant
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